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DIT : Division Internationale du Travail.

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Dry farming : système de culture extensive avec jachère labourée sur de grands espaces où sévit la sécheresse. Les sols pauvres se reposent plusieurs années et les labours facilitent l'absorption des rares précipitations

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Ephébie : Période d'apprentissage civique, religieux et militaire des jeunes athéniens avant leur intégration dans le corps des citoyens. Un éphèbe était un jeune accomplissant son éphébie.

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FFI : Forces Françaises de l'Intérieur : nom donné en 1944 à l'ensemble des groupes militaires de la Résistance.

FFL : Forces Françaises Libres : ensemble des forces armées rangées aux côtés de de Gaulle et agissant à l'extérieur du territoire hexagonal.

Franc-maçonnerie : n. f. Association dont les membres, organisés en loges, professent des principes communs de fraternité et de participation au progrès de l'humanité.
La franc-maçonnerie moderne naît en Angleterre en 1717. Le pays connaît alors une remarquable expansion économique, navale, coloniale, intellectuelle. Après un siècle de révolutions religieuses et politiques, elle affirme des principes nouveaux, revendiquant les droits de l'individu, et professe l'idée que la raison permettra de découvrir les lois qui régissent la nature et la société, assurant ainsi à l'humanité une ère de bonheur perpétuel. Journaux, magazines, académies, sociétés de pensée se multiplient pour discuter et répandre ces idées nouvelles, suscitant l'admiration des étrangers comme Voltaire. C'est dans ce climat que se constitue la Grande Loge de Londres, qui se fixe pour mission de réunir " les hommes de bien et loyaux [...], d'honneur et de probité ", en les astreignant " à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d'accord ". Il s'agissait d'éviter au sein des loges les conflits entre les catholiques et les anglicans.
Les origines
L'origine des loges elles-mêmes est entourée de légendes. Les unes font remonter la maçonnerie à Hiram, architecte du temple de Salomon, d'autres aux rites païens, d'autres encore aux confréries de maçons de l'Antiquité. Le rôle des corporations du Moyen Âge est sans doute essentiel pour expliquer l'organisation et les symboles de la franc-maçonnerie : les maçons, bâtisseurs de cathédrales, s'y réunissaient en loges proches du chantier, et ce sont leurs attributs (tablier, équerre, compas) qu'on retrouve dans la symbolique maçonnique. Ils recevaient un enseignement technique qui, au Moyen Âge, s'accompagnait inévitablement de considérations symboliques et mystiques. Au début du XVIIe siècle, les loges anglaises se réorganisent sur le modèle des académies d'architecture italiennes ; ainsi, la géométrie y devient rationnelle ; mais elles deviennent des lieux de discussion où l'on accepte des non professionnels : nobles bourgeois, prêtres, artisans. Au cours du même siècle, en Europe (par exemple, en Allemagne, avec les Rose-Croix), mais particulièrement en Angleterre, se développe le rêve d'une " Nouvelle Atlantide " (titre d'un ouvrage deFrancis Bacon, 1621), d'une académie universelle. C'est cet idéal de bienfaisance sociale, d'entraide, de fraternité, de paix dans une période de guerres, cette volonté de rassembler des hommes de toute origine sociale dans un combat commun que reprennent les Constitutions d'Anderson, publiées en 1723 par la Grande Loge de Londres.
Expansion de la franc-maçonnerie
La première moitié du XVIIIe siècle voit la franc-maçonnerie se répandre en Angleterre, en Écosse, en Irlande, puis, très souvent à l'initiative de Britanniques et sous l'effet de l'influence des idées venues d'Angleterre, dans les divers pays européens (dès 1725, en France), puis en Amérique, alors colonie britannique. Freinée dans l'Europe méditerranéenne par la condamnation pontificale (1738), elle prospère dans la Grande-Bretagne protestante et la France gallicane. Dans ces deux pays, l'aristocratie y adhère largement et monopolise les hautes charges. Ainsi, en 1773 est fondé le Grand Orient de France, qui regroupe les loges françaises. Son premier grand maître est Philippe d'Orléans, cousin du roi. À la veille de la Révolution, le Grand Orient de France rassemble soixante-dix mille membres (parmi lesquels les plus grands noms de la noblesse), répartis en plus de cinq cents loges. À cette date, l'organisation de la maçonnerie est fixée. On devient franc-maçon par une initiation symbolique, qui comprend trois degrés : apprenti, compagnon, maître. Elle est conférée dans les loges bleues. De même qu'il y eut à l'origine, en Grande-Bretagne, une opposition entre maçons anciens (dépendant des loges écossaises, ils reprochaient aux " nouveaux " maçons d'être plus déistes que chrétiens) et modernes, il y eut en France une volonté d'" aristocratiser " la franc-maçonnerie : d'où la création de hauts grades liés ou non à des doctrines traditionalistes ou ésotériques, qui ne sont plus que des grades honorifiques allant du quatrième au trente-troisième degré. Selon leur grade, les initiés se regroupent en divers ateliers ou loges : loges de perfection, chapitres, aréopages, etc. Un ensemble complet de grades ou degrés constitue un rite : il existe des rites traditionnels et des rites modernistes. En dehors des différences doctrinales, on peut signaler une divergence d'opinion quant à l'admission des femmes : théoriquement exclues des loges par les Constitutions, les femmes eurent droit à leurs propres loges, dites d'" adoption ", dès le milieu du XVIIIe siècle. Une obédience mixte, le Droit humain, fut créée en France en 1882. Chaque loge possède un temple et est dirigée par une hiérarchie : un président, le vénérable, deux surveillants, un orateur, un secrétaire, auxquels s'ajoutent un trésorier, un hospitalier, un maître des cérémonies ; les loges sont fédérées en obédiences. En fonction des particularités nationales et des aléas de l'histoire, la franc-maçonnerie a subi des évolutions qui la font apparaître composite. Dans le monde anglo-saxon, elle a perdu tout caractère secret. Ses membres affirment publiquement leur idéal démocratique, leur attachement aux valeurs spiritualistes des origines et leurs préoccupations morales. L'obédience la plus importante, la Grande Loge unie d'Angleterre, est présente au Royaume-Uni et dans le Commonwealth. Aux États-Unis, il existe une obédience réservée aux Noirs.
La franc-maçonnerie en France
En Europe continentale, la franc-maçonnerie a participé au combat libéral, mais l'idée d'un complot maçonnique à l'origine des révolutions, et notamment de la Révolution française, est un mythe : les philosophes du XVIIIe siècle n'étaient, dans l'ensemble, pas francs-maçons, alors que nombre de leurs adversaires l'étaient. Mais, au XIXe siècle, le Grand Orient de France évolue dans un sens " libéral ", se déclarant pour la liberté de presse et de conscience (1865), contre la discrimination sociale et religieuse (1869) ; en 1877, dans le cadre de cette action, il s'affirme républicain et positiviste, abandonnant l'obligation de la croyance en Dieu et la référence au " Grand Architecte de l'univers ". Ce tournant entraîne la rupture avec la franc-maçonnerie anglo-saxonne et la naissance de la Grande Loge de France, fidèle à l'orthodoxie maçonnique traditionnelle. Le Grand Orient, pour sa part, devient le lieu de rassemblement des républicains, divisés par ailleurs en partis différents. Il est tout à la fois pour eux un club philosophique, un laboratoire d'idées où sont élaborées quelques-unes des grandes mesures que les républicains au pouvoir imposeront ensuite, et un carrefour de rencontre. En 1901, c'est le Grand Orient qui est à l'origine de la naissance du parti radical ; la compromission du Grand Orient de France avec la politique atteint son sommet avec l'" affaire des fiches ", où l'obédience aida un général à dresser une liste des officiers catholiques pratiquants (1904-1905). Après 1919, toutefois, cette organisation passe sous l'influence des socialistes et son rôle effectif diminue considérablement. Enfin, la franc-maçonnerie, étant fondée sur une réflexion philosophique qui engage ses membres à vivre conformément à leurs idéaux, s'est heurtée aux doctrines totalitaires. Rejetée par les partis communistes, elle a disparu des pays socialistes, mais renaît dans le courant de " libéralisation " des années 1990. Pourchassée par les régimes fascistes, elle a été dissoute et condamnée sous la pression de l'occupant dans les pays ayant subi, durant la guerre, la férule de l'Allemagne et de l'Italie. Elle s'est péniblement reconstituée par la suite, mais ses effectifs, aujourd'hui, ne dépassent pas quelques dizaines de milliers de membres dans les pays européens (environ 60 000 en France, sur 6 000 000 dans le monde, dont 3 000 000 aux États-Unis).
(c) Editions Atlas 1999


Cérémonie pour l'acceptation au degré de " maître ", gravure du xviiie siècle. Bibliothèque des Arts décoratifs, Paris. Ph. (c) IGDA - G. Dagli Orti

France Combattante : Ensemble de la France Libre et des mouvements de la Résistance intérieure.

France Libre : Mouvement créé à Londres par le général de Gaulle, pour rassembler les Français qui entendent continuer la guerre contre l'Allemagne.

FTP : Francs-Tireurs et Partisans : groupe paramilitaire du parti communiste engagé dans la lutte dans la Résistance à l'occupant allemand en France à partir de juin 1941.