LES MUTATIONS DE LıAGRICULTURE MEXICAINE
INTRODUCTION
Le secteur agricole mexicain dans son histoire est représentative d'un secteur constamment affecté par de nombreuses transformations. Ainsi, dans ce secteur nombreux sont les mouvements et violentes les crises qui exprime la lutte des paysans pour obtenir une nouvelle répartition des terres et éviter la concentration de la propriété agricole dans les mains d'un petit nombre.
Cette lutte se montre comme l'expression de fortes tensions affectant ainsi la campagne en mutation.
I.-Dı une agriculture précolombienne à une agriculture sous lı influence coloniale:
a) Lı agriculture précolombienne.
La civilisation précolombienne ignorait la propriété privée de la terre et la mise en valeur de la terre se faisait selon des pratiques communautaires villageoises. C'était le roi qui décidait sur la répartition des terres et, selon l'utilité des terres celles-ci étaient partagées de la manière suivante :
-Tlatocalalli: les terres du Roi et des nobles.
-Altepetlalli: les terres du peuple destinées à couvrir la dépense publique.
-Calpullalli: terres des quartiers(leur productions satisfaisait les besoins des familles du quartier)
-Mitlchimalli: terres destinés à couvrir les besoins de la guerre.
-Teotlalpan: terres destinées aux cultes des dieux.
Durant cette période la culture agricole de base était formée par le maïs, les haricots, ainsi que le maguey pulquero entre autres.
b)L' héritage de la conquête coloniale.
C'est la colonisation qui a engendrée la première des transformations dans L'agriculture mexicaine .La propriété privée est introduit. Les pratiques communautaires villageoises voient leur effondrement et donnent ainsi place aux grand domaine: Hacienda, et plus tard aux Latifundios (terres dont les performances économiques sont médiocres, mal exploités et aux mains de propriétaires étranger). Dans les Latifundios la main d'uvre est fournie par les ouvriers agricoles appelés peones. La colonie apporte aussi des plantations telles que la canne à sucre, le riz, le blé, l'avoine, l'olive, etc., qui s'ajoutent à la culture mexicaine: maïz, haricots, pomme de terre, piments, maguey pulquero...
Finalement, se développent les productions vivrières et lı élevage est introduit.
c)Les traces de la colonie
Cependant on peut constater qu'au moment de l'indépendance du Mexique il demeure une domination très importante des grands propriétaires terriens. La répartition des terres reste inégale et le nombre de paysans sans terres accroît. De plus les conditions précaires des peones, soumis à des bas salaires, des mauvais traitements et à une dite tienda de raya (seul endroit de consommation autorisé aux péones) conduisent à la promulgation d'une réforme agraire à cause de la révolution ayant lieu en 1910.
II. La Réforme Agraire et son bilan.
a) Lı Article 27 de la Constitution.
Cet article est représentatif d'une réforme qui vise la redistribution de la terre aux communautés paysannes. Il se compose de quatre points essentiels:
1) Intervention constante de l'Etat pour régler l'exploitation , la distribution de la propriété, et pour imposer à cette dernière les modalités dictés par l'intérêt public.
2) Doter de terres les paysans dépourvus.
3) Limiter la propriété et diviser les latifundios.
4) Protéger et développer la petite propriété.
b) Ejidos et petite propriétés
* Ejidos
Les ejidos constituent la réforme. Ce sont les terres distribuées aux paysans. Pourtant ces terres ne leur sont pas donnée en propriété complète, les ejidatarios sont usufruitiers du sol (travailler mais n'appartient pas), transmissibles à leurs enfants. Entre 1920 et 1992 plus de 2m de familles ont bénéficiés de ces redistributions. Environ 27 000 ejidos ont couvert en 1980 la moitié de la SAU, lıautre moitié étant la part de la propriété privés .
* petite propriétés
Conséquence aussi de la réforme, la petite propriété est la terre distribuée aux paysans mais à différence des Ejidos,cette deniere donne des droits aux paysans sur la terre(il puevent la vendre)
c) Bilan de la réforme:résultat médiocre
La redistribution des terres pratiquées par tous les présidents de la République a engendré des effets pervers (exploitations très petites et non mécanisables et atmosphère dı incertitude quand aux droits de propriétés). Ceci freine l'investissement privé. Une nouvelle stratégie de réforme agricole dı inspiration libérale s'est opposée au milieu des années 1980. Elle suppose la déréglementation du secteur, réforme du régime foncier, aides directes.
La réforme de lı article 27 donnant aux ejidatarios la faculté de devenir propriétaires de leurs terres, seulement en usufruit. Finalement, le Mexique a ainsi opté pour un nouveau modèle tournée vers l'extérieur.
III. Les transformations liées à l'ouverture commerciale.
On peut tout d'abord constater que la croissance de la production agricole est devenu inférieure à la croissance démographique depuis 1970. Le mais demeure le premier céréale cultivé.
Lors du boom pétrolier le Mexique pensait que les devises pétrolières payeraient des importations alimentaires qui croissent. La priorité a été donc donné au développement de lı industrialisation. Après la crise pétrolière un plan de redressement agricole a été lancé. Cependant l'ouverture des campagnes au marché et à la concurrence dans LıALENA entraîne à des choix drastiques. Les mutations affectent tous deux: les productions et leur géographie (CARTE). A peine plus de 15% des sols peuvent être cultivés. Ceci est du à l'aridité. De plus, on a tendance à remplacer les productions dominantes (maïs, blé, haricots) par les produits destinées au marché Nord-Américain (fruits, légumes) dans le Nord-Ouest, qui est irrigué.
Le Mexique occupe le 6ş rang mondial en surfaces irrigués, avec 5 millions dı ha. Lı élevage extensif est remplacé en brodure de la frontière avec les Etats-Unis par une polyculture intensive qui fourmi les métropoles étasuniènes. Le maïs est dominant sur les grands plateaux et la polyculture vivrière se situe sur les plaines littorales et les montagne, ceci au centre du Pays.
CONCLUSION
Les mutations de l'agriculture mexicaine sont représentatives d'un secteur qui ne réussi désormais les tentatives de réforme à supprimer les inégalités très importantes ni à devenir un secteur à une production stable et suffisante par rapport à une densité de peuplement énorme. Des phénomènes tels que la mal-nutrition sont fort présents. De nos jours on retrouve un dualisme qui situ d'une part la majorités des mexicains qui cultivent que le nécessaire à la consommation interne et dont la culture dépend du climat et les moyens de productions et les techniques sont archaïques et coûteuses. D'autre part se trouvent les entrepreneurs dont les terres disposent d'un système d'irrigation avancé et produisent des biens destinés au marché extérieur. Leur moyens de productions sont avancés et il reçoivent l'aide gouvernementale.
Janoff Talya
Gutierrez Irene