Un exemple de carte sur l'inde et la Chine

 
 

                                                                                                    Légende
 
 

Sujet :

Population et contrastes de développement en Chine et Inde
 
 

Problématique :
 
 

Quelles sont les différences et quels sont les points communs dans la répartition de la population et les contrastes de développement de la Chine et de l'Inde ?
 
 
 
 
Population et contrastes de développement en Inde et en Chine
Réflexion sur le croquis
 
 

Il est évident que la question, telle qu'elle est présentée dans les nouveaux programmes, implique une étude comparative des deux puissances Inde et Chine. Le fond de carte utilisé présente donc les deux pays. Il est extrait du logiciel Cartes et Bases.

Le croquis se veut être synthétique et surtout facilement mémorisable pour les élèves. S'il est souhaitable qu'ils réalisent par eux mêmes leurs croquis, trop souvent ils sont amenés à reproduire ceux qu'ils trouvent dans leurs manuels. Il me semble donc très opportun de leur enseigner la simplification et la réalisation de croquis parlant répondant à une problématique précise.

La recherche de la légende se fait toujours en classe en discussion ouverte entre les élèves à partir de leurs connaissances personnelles, du cours (qu'ils ont toujours à leur disposition) et du manuel (1 pour deux).

Je fournis toujours un fond de carte à chaque élève, qu'il peut dupliquer à souhait en fonction de ses besoins (entraînement, devoir etc..), et que nous remplissons ensemble par rétro projection une fois la légende réalisée et critiquée.

Les figurés utilisés sont toujours les mêmes d'une carte à l'autre : plage de couleurs, signes ponctuels, signes linéaires (traits, flèches). Dans la mesure du possible j'évite toujours les hachures très difficilement réalisables un jour d'examen et gênant la lisibilité parfaite du croquis. Afin d'éviter la multiplication des signes, j'incite toujours les élèves à représenter sous le même signe plusieurs phénomènes. La rédaction de la légende est donc essentielle à la compréhension du croquis.

Elle est donc à la fois descriptive et explicative ce qui correspond parfaitement aux textes officiels. Une fois la carte achevée, on se demande toujours si elle répond bien au sujet proposé et si elle est parlante en fonction des signes et des couleurs utilisées.
 
 

Explication succincte des figurés utilisés

Ayant privilégié les deux phénomènes, population et développement, nous avons choisi un dégradé de couleurs chaudes pour mettre en évidence les contrastes régionaux. Les grands pôles de développement ayant droit à la couleur la plus forte pour les mettre en valeur. Les régions très faiblement peuplées et au développement très ponctuel aurait pu éventuellement être laissées en blanc (gain de temps un jour d'examen), ce qui aurait accentué les contrastes régionaux.

La légende se présente sous formes d'un paragraphe rédigé expliquant ce que représente chaque figuré. Il reprend des connaissances du cours complétées par l'observation des cartes du manuel.
 
 
 
 
 
Légende :  

La Chine comme l'Inde sont deux pays ruraux. Aux énormes contrastes démographiques régionaux chinois s'oppose "l'espace plein" indien. Cette répartition est due non seulement aux conditions naturelles (climats et reliefs) mais aussi aux activités humaines. 

 

1 - Les contrastes de développement entre la Chine et à l'Inde 

Aux régions très faiblement peuplées et ponctuellement mise en valeur qui souffrent de nombreux manques (infrastructures, équipements, investissements) s'opposent  

les régions aux fortes densités rurales et aux activités agricoles dominantes, mais faiblement industrialisées. 

Les régions de fortes densités, aux importantes activités rurales et industrielles, bénéficient de la diffusion du développement 

des régions très dynamiques à très fortes densités, à forte industrialisation et urbanisation, et aux investissements importants.


2 - Les facteurs explicatifs et les dynamiques
 
  CHINE INDE
90% de la population sont massés à l'Est de cette ligne.
Les disparités régionales sont beaucoup plus faibles. L'Inde est un espace plein.
Les pôles majeurs de développement sont situés dans les provinces littorales. 4 régions traditionnelles concentrent les investissements et les activités économiques novatrices.
Ces pôles de développement attirent une population de plus en plus nombreuse en provenance de l'intérieur du pays. Toutes les grandes métropoles indiennes (Delhi, Bombay, Calcutta et Madras) attirent un exode rural toujours important.
Le littoral constitue la zone où les investissements étrangers sont les plus importants (ZES et villes ouvertes). Il constitue aujourd'hui la vitrine de la croissance chinoise. Bien qu'en augmentation ces dernières années, les investissements étrangers sont beaucoup moins importants qu'en Chine.
Son ouverture a permis de développer les activités commerciales (exportations et importations). Malgré cette amélioration notoire (ainsi que des importations), l'Inde reste toutefois très prudente dans sa politique d'ouverture.
tout particulièrement avec les autres grands pôles dynamiques de l'Asie orientale.  
Si les barrières montagneuses constituent un obstacle majeur à la mise en valeur de l'espace chinois  
des fronts pionniers, en direction de l'occident chinois et du TIBET, se développent vers des régions au climat très difficile mais riches en matières premières, et aux potentiels énergétique (géothermie) et touristique non négligeables (Tibet).  
 

  CONCLUSION :

La carte met donc en évidence les choix de développement autocentré de l'Inde et le développement extraverti de la Chine, opposant l'ouverture de la Chine vers l'extérieur à une Inde qui semble plus repliée sur elle-même.

Si les contrastes régionaux sont moindres en Inde qu'en Chine il n'en demeure pas moins que ces deux géants démographiques doivent faire face à de nombreux défis : gérer une population en surnombre dans les campagnes, développer l'emploi dans les villes, réduire les déséquilibres régionaux, élever le niveau de vie d'une population globalement très pauvre.
 

Georges Coumes